Le réveil fugueur

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le novembre 20, 2009 par AFG.

Voici l’histoire étrange, et non moins passionnante, de mon réveil matin. Pendant trois mois il était porté disparu, et pourtant j’étais absolument convaincu qu’il ne s’était pas échappé de mes murs. Or, impossible de remettre la main dessus. J’ai cherché, pendant longtemps, et je commençais presque à me demander si je ne perdais pas un peu la carte, quand même, malgré mon jeune âge de l’époque. C’est alors que je me suis vu en train de tout retourner dans mon logis. Mais c’était complètement insensé… il était posé, depuis toujours, sur ma table de chevet, prêt à faire retentir, tous les jours à la même heure, sa stridente sonnerie. Bon, d’un côté il ne me manquait pas… mais d’un autre côté, il était quand même rudement efficace.

Au bout d’un moment je finis par abandonner mon investigation, menant à une impasse cuisante. Puis un beau jour, j’ai dû ranger la poussette du poupon de ma fille, et machinalement je l’ouvre. Que vis-je? Une liste de choses que je pensais avoir égaré, malgré le fait que je ne me souvenais plus les avoir perdues! La petite maligne s’était bien gardée de nous en informer, nous laissant ainsi, dans le doute que nous devenions séniles bien avant l’heure.

Bien à vous,

Alain-François.

Ma mère-grand en .zip

Posté dans Péripéties diverses avec des tags , , , , le octobre 3, 2009 par AFG.

Bonjour à tous! Voici encore une histoire bien amusante, et courte je pense, qui me viens. Je m’en vais vous la raconter. Le titre est assez évocateur, surtout pour certaines personnes dont c’est le métier.

J’étais, pour des raisons qui me sont floues maintenant, en visite chez ma grand-mère. Nous étions en été, avec cette douce chaleur qui ne nous terrassait pas d’une ardeur brûlante comme il arrive parfois. Donc, chaud, avec une petite brise. Tout à fait le temps pour sortir les chaises-longues et faire le lézard avec un petit jus de fruits (n’est-ce pas grandiose?).

Nous étions à faible distance de ma grand-mère, qui avait choisit la chaise-longue au dépit de la traditionnelle chaise de jardin. Soit. Mais quelque chose de peu commun se produisit. En effet, heureusement pour ma défunte mamie qu’elle était fine, la chaise-longue cru bon, une fois qu’elle fut assise, de se replier d’un coup sec, telle une tapette à souris géante.

Il n’y avait plus que les pieds et les mains qui dépassaient des deux bords de la chaise repliée, qu’elle agitait vainement. Grands éclats de rire incontrôlés, et c’est rampant que je suis allé la secourir, tellement j’étais plié, moi aussi, de ce fait.

Bien à vous,

Alain François.

Ciment et apesanteur.

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le septembre 29, 2009 par AFG.

Chers amis bonjour! Je reviens pour vous narrer une petite anecdote (ma foi je crois que c’est le bon blog!), qui m’est arrivé il y a longtemps. Cela fait un moment j’ai arrêté de compter.

Denis et moi devions refaire un petit peu de maçonnerie pour une maison qui en avait bien besoin. Vous allez finir par croire que je suis multi-fonctions n’est-ce pas? :D

Donc, reprenons. Pour du ciment il faut un liant, vous êtes d’accord? Hé bien pour le fabriquer, commençons déjà à chercher la matière première. Et celle-ci était toute prête dans des sacs, au grenier.

Nous étions en train de discuter tout en prenant ce qu’il nous fallait là haut. Ce grenier était muni d’une ouverture assez fourbe, il fallait bien faire attention.

Denis était à côté de moi, nous bavardions encore, je baisse les yeux, tourne la tête, puis je reviens dans la direction de mon ami. Il n’y était plus. En une fraction de seconde il était parti. Je ne comprenais pas bien, j’appelais, personne. L’aurais-je offensé?

Non pas vraiment, c’est en entendant une sorte de complainte douloureuse venant du bas des escaliers que je compris ce qu’il venait de se produire. Denis avait pris un sac et avait voulu le poser. Cependant il avait mal jaugé, ce qui fait qu’il a posé son sac dans le vide, celui-ci l’entraînant irrémédiablement dans sa chute. En plus ce sac devait bien faire 50kg.

Oh putain je me suis niqué là !

Entendais-je en bas… et je passe la tête par l’ouverture et vois un nuage blanc, et mon Denis en bas. Je ne pu me retenir de rire… que voulez-vous, je ne moquais pas de lui, je riais de la situation. Il s’était vraiment fait super mal quand même.

Bien à vous,

Alain François.

Savoir admettre

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le août 27, 2009 par AFG.

Pourquoi dans mon travail y a-il toujours fallu qu’il y ait des enquiquineurs? Tout simplement parce que des gens s’ennuyaient, donc ils se refilaient tous la même idée : pourquoi ne pas venir lui mettre les nerfs en pelote à son travail un bon coup pour nous détendre?

Mais oui, quelle bonne idée! Comme exemples en tête j’ai principalement des femmes, mais je ne suis pas sexiste, les chieurs ça existe aussi. Messieurs je ne vous oublie pas.

1. Première situation :

Je me souviens d’une harpie dame fort exigeante, désirant voir des objets (vaisselle principalement) anciens. Oui, ça aurait pu s’en tenir là, mais j’aurais comme critique :

Oui mais… où est le mal, c’est ton travail non?

Certes oui, c’est mon métier, mais celle-ci ne voulait que des objets anciens intacts. Là est toute la difficulté, car selon l’ancienneté, le fait qu’il soit entier est un problème plus ou moins compliqué. Alors, patiemment je lui tends les objets qu’elle désire scruter, tout en sachant ce qu’elle allait dire :

Je n’en veux pas, ils sont recollés !

C’est logique, certaines antiquités sont tellement baladées partout qu’au final elles se cassent (d’ailleurs la cruche qu’elle était me les cassaient aussi pas mal). Et puis un ultime objet attira son attention irritante ! Mais je le savais complètement restauré de partout, et je lui dis que je refuse de lui montrer car elle ne va pas le vouloir. Offusquée que son caprice n’ait pas été passé, elle est allée se plaindre au directeur. Il lui a montré, elle l’a regardé et qu’a-t-elle dit? Ce que j’avais deviné bien avant qu’elle le voit… ce fut un refus catégorique.

2. Seconde histoire :

Autre dame, et heureusement, car si c’était la même qui cumulait tous les handicaps, je l’aurais jeté à la benne. Elle était venue pour regarder les bijoux, et ce n’était pas la première fois qu’elle venait pour cela. Sa manie était de tous les essayer, mais cela provoquait en moi des colères divines (Dies Irae pour les intimes). Pourquoi? Elle tentait d’enfiler les bagues tout en sachant pertinemment qu’elles seraient trop justes. Mais elle le faisait quand même. Pourquoi cet acharnement me dis-je? Je n’ai pas eu de réponse à ma question, et qu’importe.

Comme tout bonne chose a une fin, un jour ma patience s’envola comme une troupe de moineaux d’un fil électrique. Elle était affairée à me demander des bagues pour les essayer, mais celles-ci ne passaient pas le cap de la première phalange, ou difficilement. D’un coup, telle une pulsion sauvage, je n’ai pu m’empêcher de lui dire :

Avec vos doigts vous devriez enfiler des boucles d’oreille.

Allez savoir pourquoi elle n’est plus jamais revenue me parler.

3. Troisième anecdote :

Vente de trains électriques et l’ambiance qui va avec… la population de cette exposition (puis vente ensuite) était estimée à 90% d’hommes, tous revenus à l’état de marmots incontrôlables. J’avais donné une mission pour guetter les vitrines, de ce côté j’étais sauvé, mais c’est vers le début de la vente que ça se gâta.

En effet, un homme, je n’aurais su estimer son âge, en revanche j’avais bien cerné son niveau mental : proche de zéro.

Tout le monde sait que lorsque le début de la vente est prononcée, on s’arrête immédiatement de toucher, de tâter, de tripoter. Oui, on se tait et on écoute. Mais ce preux marginal n’écoutait pas ce que je lui disais… malgré mes alertes pour qu’il cesse son chantier dans cette valise qui contenait d’anciens trains fragiles, encore une fois ma patience s’en alla, brusquement.

La colère monta et instinctivement, comme pour corriger un bambin trop turbulent je lui fis une tape sur la main, asséné d’un :

Bon maintenant ça suffit, je t’ai dis que tu ne devais plus toucher maintenant tu retournes à ta place avant que je m’énerve !

Les deux additionnés en un temps minime lui firent perdre ses moyens, et tout penaud il alla à sa place et resta muet.

4. Ne jamais laisser une femme sans surveillance dans une exposition de vêtements :

Je sais trop ce que cela peut engendrer, surtout pour mes nerfs et ma façon d’ordonner les choses.

Si vous êtes fou, oui, vous pouvez laisser faire, mais vous vous retrouverez avec une paire de chaussures dépareillée, et des habits roulés en boule sur l’étendoir. Normal quoi. C’est un calvaire que je ne souhaite à personne voyez-vous. Surtout quand elles vous prennent à parti pour se crêper le chignon.

5. Finalement les hommes c’est pareil :

Ce fut quelque chose de tout à fait prodigieux, première fois que je vois cela : deux hommes en train de se disputer une paire d’après-ski. Chacun en tenait un dans sa main, et personne ne voulait en démordre. Ah quel acharnement (encore une fois!) si seulement ils pouvaient dépenser leur énergie pour des choses plus conséquentes et utiles, nous aurions moins l’impression de surveiller une cours de récréation…

Bien à vous,

Alain François.

Un tiens bourré vaut mieux que deux tu vomiras…

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le mars 20, 2009 par AFG.

Anecdote quelque peu ethylique. Toujours le même lieu, qui accueillit ma foi bon nombre d’actions aussi diverses, que variées. Et surtout… comiques!

Vente de tableaux, chers, évidemment. Mme Francès, qui ne tétait pas QUE de la glace, ce jour là était complètement saoule. Mais il fallait tout de même la ramener sur Paris, à son lieu de résidence! Alors que faire? Mon ami l’expert en tableau me souffla une suggestion à l’oreille : pourquoi ne pas l’accoler à un ami à lui, qu’il la ramène dans sa sublime voiture anglaise, toute de cuir vêtue?

L’idée me paru en effet excellente, car je n’en avais pas d’autres sous la main! Pendant que nous résolvions cette épineuse affaire, Mme Francès s’affairait aux toilettes. Elle y déposa généreusement son bilan, mais étant singulièrement émêchée, elle fit son besoin à côté des cabinets et sur la cuvette. Elle s’assit dessus et s’en mis plein le postérieur. Comble de l’histoire, elle marcha aussi dedans. Pire, un étron se planta même dans l’un de ses talons, mais elle était trop joyeuse pour s’en apercevoir…

Mon ami est moi l’avions vu, ainsi que le conducteur. Mais pas le temps de dire “ouf”, que la voilà dans la voiture… elle a tout sali, y compris le cuir et la moquette! Le propriétaire du bolide était fou de rage, et moi, couvert de honte, mais hilare quand même…

Je ne su par quel prodige, mais, ce fameux conducteur nous fit la tête pendant un bon moment, et… j’en cherche encore la cause! :D

Bien à vous,

Alain François.

Coucou à tous!

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le mars 20, 2009 par AFG.

Chers internautes, il est vrai que j’ai eu une absence quelque peu longue… mais je reviens le temps (d’une chanson?) qu’il faut, pour vous narrer une histoire. Hé bien oui, encore les histoires extraordinaires d’Alain François Guillaumont!

C’était il y a plusieurs années de cela, j’étais donc commis de vente, et un homme se présenta, sous le nom de Boursin. Je me réjouis alors, car un jeu de mots d’une qualité fort douteuse me vint à l’esprit… je me lance :

“Ah… Maurice?

- Non non, moi c’est Pierre! Pourquoi, vous connaissez mon frère?”

Pour une fois c’est moi qui fut mis K.O. en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il existait effectivement bien un Mr Boursin Maurice, et visiblement à ce moment, dans l’assistance, cela ne faisait rire que moi. Grand moment de solitude quand même…

Bien à vous,

Alain François.

De la force de l’inertie

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le août 26, 2008 par AFG.

Aujourd’hui , j’ai reçu un courrier émanant de mon assurance habitation, et là, un poids énorme a été retiré de ma poitrine altière. Ce célèbre cabinet de réparations de dommages de toutes sortes, dont je tairais le nom, qui apprécie particulièrement les petits rongeurs avides de noisettes, m’a ENFIN informé que J’HABITE BIEN au numéro X de la rue Y dans la ville W… imaginez mon soulagement, d’apprendre que je ne suis pas passé dans la quatrième dimension. En effet, j’ai subi un dégât des eaux le deux avril et nous ne sommes QUE le vingt-six août, que cela fait presque trois ans qu’ils m’assurent, cette révélation m’a rendu gai comme un pinson repu de mouches et de lombrics gras et dodus. Donc, MA CLEF ouvre bien MA PORTE,  je dors bien dans MON LIT, et je me rafraîchi sous MA DOUCHE….

C’est bon de ne pas être un fantôme

Bien à vous,

Alain François.

Celui qui…

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le août 14, 2008 par AFG.

Délit de nez trop délicat.

Par moment j’avais affaire à un client assez désagréable olfactivement. Et j’estime peser mes mots pour ma phrase précédente! Cet homme n’avait rien de répugnant sur lui et pourtant… il devait probablement souffrir de maux gastriques, puisque la fétide odeur qu’il refoulait était semblable à une station d’épuration d’un âge assez avancé. De plus, le bougre était sourd d’une oreille! Donc pour m’entendre il devait la tendre vers moi, cela l’obligeait donc à s’approcher, et à me vociférer les 3/4 du temps un magnifique :

“Vous pouvez répéter??”

En plein dans mes oreilles à moi, et surtout dans mon nez. Et comme j’avais omis étant plus jeune, quelques cours d’apnée, je n’étais donc pas préparé à affronter cette effluve pestilentielle. Je devais cependant rester courtois même si je sentais que mes narines s’amenuisaient au fur et à mesure qu’il me soufflait dans les bronches… étant d’un naturel franc et plutôt direct, un jour je n’en puis plus! Trop de diplomatie fini par la tuer, je décidai donc de prendre le taureau par les cornes. Je redoutais à présent sa venue et son halo nauséabonde qu’il laissait en l’état une fois parti. Comme à son habitude il s’approche de moi pour un renseignement, pour les mêmes objets, c’est un collectionneur. Il aurait mieux fait de collectionner les tubes de dentifrice… bref. Toujours aussi sourd, il me fait répéter et là, instinctivement, je me recule d’un bond et lui cria :

“Punaise mais reculez parce que là ce n’est plus tenable vous puez trop de la gueule! S’il vous plais, reculez”

Je ne comprends pas… celui là non plus n’a pas décidé de revenir me voir. Du moins quand il était de retour, il ne s’adressait plus à moi. Choses inexplicables non?

Bien à vous,

Alain François.

ballade Irlandaise

Posté dans Péripéties diverses avec des tags le août 12, 2008 par AFG.

Par un froid, un froid vif de février , nous nous retrouvâmes aux abords du Parc des Princes , pour assister à un match France-Irlande de rugby , très belle affiche. Après avoir erré dans les rues en quête d’un endroit tranquille pour nous sustenter, nous trouvâmes enfin un banc libre qui n’attendait que nous. Près d’une charmante petite église et malgré le froid et les vociférations des supporters nous commençâmes à déjeuner dans la bonne humeur. Soudain, venant dans notre direction, un petit homme vert (sans sa soucoupe) s’approcha et s’assit contre le mur tout près de nous, ayant beaucoup de mal à rester vertical. Puis, comme dans un ralenti de Chabrol, il glissa doucement sur le coté s’allongea, se tourna, c’ était touchant cette lascivité dans ses gestes. Puis sa tête poupine finit sa course dans le caniveau juste au moment ou ses moultes pintes de bière avaient décidé de reprendre leur liberté. C’était la premiere fois que je voyais quelqu’un se vomir sur le front.

Je n’ai pas mangé ma banane…

Bien à vous,

Alain François.

De la force des meubles.

Posté dans Péripéties diverses avec des tags , le août 12, 2008 par AFG.

Anecdote mobilière.

Un jour d’été ensoleillé, un camion de meubles anciens m’est livré, dont une armoire de qualité en noyer blond. Je dis au manutentionnaire au nom printanier de m’attendre pour la remonter. Las, celui-ci voulut faire du zèle; Je le laissais donc se débrouiller en le guignant du coin de l’œil, me doutant de l’issue du combat… Il faut savoir que l’on ne doit poser les portes qu’au dernier moment, car celles ci sont plus lourdes que le bâti. Évidemment ce qui devait arriver arriva, une fois les portes posées, basculement de l’édifice je me suis bien abstenu de prévenir (allez savoir pourquoi…). Et mon collègue se trouva enfermé dans l’armoire couché sur le dos à crier comme un nourrain*. Je l’ai laissé mariner un peu… puis :

«”Chat” je t’ai trouvé un gage! D’habitude les couvercles des cercueils sont au dessus! Bon alors tu viens?? Je ferme à demain!…»

Il a moyennement apprécié. Les gens sont ingrats…

* : savez-vous ce qu’est un nourrain? Je vous laisse deviner ;)

Bien à vous,

Alain François.

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